le combat de Jacob

 

Jacob devient Israël

Genèse 32

Jacob => le supplanteur

Supplanter : Evincer, prendra la place, faire perdre à quelqu'un par des manoeuvres qui le desservent son crédit, sa faveur, sa place afin d'en profiter soi même, et de l'éliminer à son profit. Se mettre à la place de quelqu'un dans l'esprit, le coeur de quelqu'un d'autre. Mettre en place des stratagèmes pour obtenir ce que l'autre a.

Pour Jacob, cela commença à sa naissance ce qui lui valut ce nom et continua toute sa vie jusqu'à sa rencontre avec un être divin face à face.

Ce nom décrit bien le style de vie qu'il a mené. 

Sa vie était une vie de manipulations, de stratagèmes, de tromperie pour arriver à ses fins. 

  1. Envers Esaü
  2. Envers Laban

Il s'en est toujours sorti, mais cette fois ci, chez son oncle Laban il trouva plus manipulateur que lui. Il récolta alors ce qu'il avait semé (Galates 6:7) Au travers de son mariage avec Leah alors qu'il pensait avoir Rachel. Même ses femmes usèrent de stratagèmes pour avoir ses faveurs. 

Toute sa vie, Jacob a pris les choses en main au lieu d'attendre le plan de Dieu. 

Mais là au lieu de faire face, Jacob prend de nouveau la fuite par peur des représailles. Cela a été sa façon de vivre. 

  1. Il le fit lorsqu'il trompa Esaü, au lieu de faire face à son frère
  2. Il le fit face à Laban. 

Il est vrai que Dieu lui avait dit de retourner à la maison de son père, Genèse 31:3 , mais il aurait pu attendre  et dire à Laban qu'il partait, retournait dans le pays de son père, mais non il laissa la peur prendre le dessus car il avait vu que Laban n'était plus envers lui comme auparavant Genèse 31:2

Il ne peut continuer à fuir au lieu de faire face. Aussi quand Laban le rejoint, une grande querelle à lieu, les choses sont dites, l'amertume, le ressenti est mis à la lumière, les choses sont réglées une fois pour toute avec Laban. 

Nous devons nous aussi cesser de fuir les circonstances de nos vies et décider d'y faire face, ne pas laisser la peur nous guider, et régler ce qui doit l'être afin de pouvoir avancer. Romains 13 nous exhorte en ce  point 

Jacob peut continuer sa route, non pas guider par la fuite, mais parce qu'il suit la parole reçu de Dieu pour lui et sa postérité. 

Le plus gros défi est devant lui: Faire face à son frère. 

Jacob rencontre des anges, nous ne savons pas ce qu'ils se sont dit lors de cette rencontre, mais que Jacob appela ce lieu Mahanaïm

Mahanaïm => Mahanayim => les camps de Dieu => 2 armées

Dieu démontra à Jacob qu'il était avec lui. Ses anges le protégeaient, il y avait 2 armées chacune défendrait ses biens. Dieu savait que Jacob diviserait son camp en deux. 

Rien que dans ce petit passage nous voyons l'omniscience de Dieu et sa protection. 

En envoyant ses messagers, Jacob espérait trouver grâce aux yeux de son frère Esaü. Malgré cette rencontre angélique et l'assurance de leur protection, lorsqu'il entendit le rapport de ses messagers qu' Esaü était en chemin avec 400 hommes, il laissa la peur l'envahir. Il savait au fond de lui-même qu'il avait mal agit et récolterait surement ce qu'il avait semé, son frère avait toutes les raisons de vouloir le détruire. Ce sentiment ouvrait la porte pour la peur. 

Parfois notre conscience nous condamne car nous savons que nous avons mal agit et au lieu de laisser une porte d'accès à la peur ou autre chose, réglons cela sans attendre et appuyons nous sur Dieu. 

Au lieu de s'appuyer sur ces 2 armées d'ange, sur la parole que Dieu lui avait donné Genèse 31:13, il décidé une fois de plus de prendre les choses en main pour se sortir de sa situation. Il divisa son camp en deux. 

Puis il se tourna vers Dieu pour son aide, lui rappelant la promesse qu'il lui avait donné. C'est parfois ce que nous faisons dans nos vies, nous prenons les choses en main et demandons à Dieu son aide alors que nous devrions attendre l'aide de Dieu et le laisser prendre les choses en main. 

Il reconnait toutefois qu'il n'est pas digne, que c'est Dieu qui peut le sauver, il peut essayer de se sauver lui- même mais sans Dieu, cela sera un échec. Il rappelle alors à Dieu ses promesses. 

  1. Dieu j'ai obéis je retourne dans le pays de mon père
  2. Tu as dit que tu me feras du bien 
  3. donc délivre-moi

Là Jacob se répète, tu as dit: je te ferais du bien mais aussi ta postérité serait comme le sable. 

Ceci nous montre que Jacob n'avait pas oublié la promesse de Dieu, mais il ne s'appuyait pas dessus. Cette promesse lui donnait l'assurance que sa vie ne serait pas en danger et qu'il vivra ainsi que sa postérité, mais il regarda aux circonstances car il avait peur, aussi il trouva de nouveau un stratagème pour calmer son frère, il envoya des dons pour l'apaiser et gagner ses faveurs. 

  1. 200 chèvres et 20 boucs
  2. 200 brebis et 20 béliers
  3. 30 femelles de chameau avec leurs petits
  4. 40 vaches et 10 taureaux
  5. 20 ânesses et 10 ânes

Il envoya 5 présents à son frère. 5 est le chiffre de la grâce. 

Il espérait trouver grâce à ses yeux mais il n'était pas certain de cela. Il espaçait l'envoi comme pour lui permettre à chacun de se calmer un peu plus. 

Parfois lorsque nous avons mal agit, nous utilisons les mêmes stratagèmes que Jacob au lieu de régler le problème une fois pour toute avec les répercussions que cela pourrait avoir. 

De toute façon Jacob allait devoir faire face à son frère, Il revenait au point de départ,

Un combat intérieur entre la promesse de Dieu et sa peur se passait en lui, nous l'avons vu dans tout ce qu'il avait entrepris pour s'assurer la faveur de son frère et lorsqu'il rappela la promesse à Dieu. 

Jacob s'isola et pourtant il nous ait dit qu'un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aube. Genèse 32:25

Le combat eut lieu, pendant ce dernier, Dieu amena Jacob au bout de lui-même, il lui déboita la hanche ce qui le fit boiter

Entre le moment où Jacob a fait sa première rencontre avec Dieu Genèse 28:11 et celui-ci il s'est passé 20 années 

20 => Attente, espoir, rédemption.

La première fois il est mentionné que le soleil s'était couché, il eut un songe. A la fin de la deuxième fois, il est mentionné que le soleil se levait. 

Comme si pendant ces 20 années, il était dans les ténèbres de son moi. Sa chair le guidait dans ce qu'il faisait, il demandait à Dieu de l'aide  mais en réalité il lui demandait de bénir ce qu'il faisait 

Maintenant il luttait non seulement avec l'homme (un être divin) mais aussi avec lui-même. 

C'est un peu l'image du combat de la chair et de l'esprit. 

Cette hanche déboitée obligea Jacob à dépendre de son bâton pour avancer chaque jour. 

Le bâton => autorité, guide, appui.

Jacob ne pouvait plus s'appuyer sur lui-même, il avait atteint le point d'abandon de sa propre force. Dieu devenait son appui, son autorité, son guide. 

Ce qui s'est passé, nous rappelle les paroles de Paul 2 Corinthiens 12 : 7-9. Il a eu une écharde pour la chair afin de ne pas s'enorgueillir.

Jacob ne voulait pas laisser partir cet homme (être divin), il voulait une bénédiction. 

Là, l'homme lui demande son nom. Ce n'est pas ce que Jacob demandait, d'autant plus  que cet homme connaissait son nom, mais il voulait je pense que Jacob en proclamant son nom à ce moment précis, proclame tout ce que sa vie a été. Il faisait face à sa vie de supplanteur afin de pouvoir changer. 

De Jacob, il devint Israël=> prince de Dieu, celui qui a lutté avec un être divin et les hommes et est vainqueur. Il reçut un nom nouveau.

Nous recevons également un nom nouveau, témoin de notre adoption en ne reniant pas Jésus Christ Apocalypse 2 : 17

Seule une rencontre avec Dieu peut changer une vie et amener le soleil a brillé sur la personne, il est la seule réponse à notre vie égoïste. 

Jacob en retour voulaitt connaitre le nom de cet homme (être divin), mais il n'obtint pas de réponse mais la bénédiction. Il n'avait pas besoin de connaitre le nom pour être béni

Après cela il fut un homme différent, les ténèbres se sont enfuies. Proverbes 4 : 18

Jacob résume ce combat en donnant le nom de Péniel à cet endroit. 

Péniel => Face divine

Car il a vu un être divin et son âme est sauvée. 

Il passa Péniel non plus comme Jacob mais comme Israël

Il sort de sa confrontation en boitant, faible physiquement mais transformé spirituellement. Son identité n'est plus celle d'un supplanteur en rapport à sa vie passée, à son conflit avec son frère, mais celle d'un prince, Israël et il peut ainsi avancer dans sa destinée. 

Lorsque nous sommes venus à Dieu nous avons été transformés et notre identité n'est plus en fonction de notre vie passée mais de notre nouvelle vie en Christ. 

Comme le soleil s'est levé sur lui alors qu'il passa Péniel, notre soleil de justice (Jésus) s'est levé sur nos vies. 

Ce passage nous parle non seulement de ce qui se passe à notre nouvelle naissance, nous changeons d'identité, mais également des combats qui s'élèvent en nous, lorsque nous fuyons et voulons prendre les choses en main pensant que nous pouvons nous en sortir par nous-mêmes en demandant parfois à Dieu de bénir notre démarche. Ce qui fait que rien ne semble aller c'est que parfois nous traversons des moments dans nos vies où nous ne voulons pas lâcher prise comme Jacob, mais n'attendons pas d'avoir la hanche déboitée. Cessons notre combat contre Dieu, sachons capituler devant lui et laissons le soleil de justice briller sur nous pour entrer dans notre destinée. 

 

jesus en filigrame