flamme en forme de coeur

M'aimes-tu?

 

Jean 21:15-17

Jésus pose une première question à Pierre : « m’aimes-tu plus que ceux-ci ? »

Jésus ramène Pierre à sa déclaration, dans Matthieu 26 : 33-35, à son engagement envers lui. « Même si tu étais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi. » En d’autres mots, je t’aime plus que les autres au point de risquer ma vie pour toi.

Nous savons ce qui s’est passé, il a renié Jésus. Nous n’avons pas à lui jeter la pierre, car nous le faisons souvent dans nos vies, lorsque nous laissons la peur des autres, les occupations de tous les jours, les circonstances prendre le dessus sur notre temps avec Jésus.

Ici, nous avons les deux mots pour amour, aimer, en grec.

Par cette première question, « m’aimes-tu » As-tu cet amour agapé pour moi, suis-je suffisant pour toi, Pierre ne peut répondre que par l’amour philéo, un sentiment d’affection pour lui, un amour humain. Je n’ai pas un amour inconditionnel mais j’ai de l’affection pour toi. c'est ce qu'il lui a répondu

Pierre savait qu’il avait renié Christ, il savait que son amour n’était pas inconditionnel pour lui. C’est une première étape Jésus savait mais il voulait que Pierre soit face à lui-même, cela ne veut pas dire qu’il ne pouvait pas le servir car Jésus lui dis « Pais mes agneaux » ici le sens de paitre est nourri mes agneaux, un agneau n’est pas adulte, c’est comme un enfant.

Jésus lui dit de donner à manger aux nouveaux nés spirituels, de les garder mais cette expression est utilisée dans un sens limité. Il leur donne à manger et les garde c’est tout.

Ceci nous montre que même si notre amour n’est pas encore ancré profondément en lui, il peut nous utiliser pour les nouveaux nés, nous partageons ce que nous connaissons.

Ensuite Jésus lui repose la même question m’aimes-tu, c’est de nouveau cet amour agapé pour moi ? Pierre n’a pas encore évolué, il répond la même chose, mais la réponse de Jésus est différente. « Pais mes brebis » ce ne sont plus des nouveaux nés, mais des chrétiens plus matures. L’appel évolue dans cette seconde étape, Pierre confesse son affection pour Jésus, il n’y a pas de doute en lui. Il sait qu’il aime Jésus.

C’est tout ce que Jésus demande pour lui confier la mission de paitre les brebis, ici ce n’est pas seulement de les nourrir, mais aussi de veiller sur elles, de les soigner, de leur fournir le nécessaire pour qu’elles continuent de grandir.

Puis la troisième fois, Jésus ne lui parle plus d’amour inconditionnel, mais d’affection, il se met au niveau de Pierre. Ce dernier est attristé, pourquoi Jésus lui pose de nouveau la question. Il connait toutes choses, il sait que je l’ai renié trois fois est-ce pour cela qu’il me demande trois fois si je l’aime, il sait ce que j’éprouve pour lui.

Jésus lui montra par ces questions peu importe ce qu’il a fait, qu’il a échoué à le suivre jusqu’à la mort malgré sa déclaration. Le plus important était son amour pour lui. C’est ce qui comptait. Pierre avait pensé aimer Jésus plus que tout mais il s’est rendu compte que son amour avait des limites.

Cela ne voulait pas dire que Dieu ne l’utiliserait pas, ne se servirait pas de lui là où il en était. Il prendra soin des bébés, puis guidera, veillera sur les jeunes gens (les brebis) puis il les nourrira et les gardera.

Nous sommes comme Pierre, nous déplacerons des montagnes, tiendrons dans la persécution pour Dieu, mais lorsque nous nous trouvons face à une situation où nous devons nous positionner pour lui, nous reculons, nous laissons la peur, les circonstances, les amis, collègues prendre le dessus, petit à petit nous finissons par perdre notre amour, ce premier amour dans lequel nous sommes pleinement satisfait et nous cherchons à nous satisfaire autrement, ceci ne veux pas dire que nous n’aimons pas Jésus, nous avons de l’affection pour lui, il est mis au second plan.

Ceci n’empêchera pas Jésus de nous utiliser pour nourrir ces agneaux, mais il veut aussi que nous réalisions l’état de notre cœur.

Souvent lorsque nous échouons, nous pensons que nous ne valons rien, nous laissons la culpabilité nous étouffer et pensons que nous ne pouvons rien faire, que Dieu ne nous utilisera pas mais c’est faux, c’est un mensonge de l’ennemi.

Reconnaissons simplement où en est notre amour pour Jésus, l’aimons-nous vraiment ou avons-nous simplement de l’affection pour Lui.

Ainsi nous serons à même de revenir à notre premier amour si nous l’avons abandonné, Jésus connait toutes choses, continuons à avancer et il fera de nous des pères, des mères spirituels capable de prendre soin des brebis qu’il nous a confié.

Si nous nous rendons compte qu’il n’est pas tout pour nous, demandons lui pardon et revenons à ce premier amour. Cela se fait jour après jour, ne laissons pas l’ennemi ou notre chair nous condamné et avançons, œuvrons dans tout ce que Dieu nous montre. C’est cela l’aimer, c’est obéir à ces commandements.