Nos émotions

Avant toutes choses, Dieu nous a créées avec nos émotions, elles font parties de notre vie, de nous, de notre âme. (Volonté, émotions, intellect, => siège de la personnalité de la personne.)

Malheureusement nous entendons parfois ; que les émotions c’est pas bon, qu’elles font parties de l’âme et donc nous devons les faire taire, elles sont mauvaises et nous devons les réduire au silence.

D’un autre côté nous avons les personnes qui ne vivent qu’au travers de leurs émotions,

En réalité, nous devons laisser le St Esprit les transformer, ce n’est plus elles qui doivent nous gérer, nous contrôler, mais l’inverse. Si nous acceptons cela, nous serons bien avec nous-mêmes, équilibrée et pourrons être une aide pour les autres

Un autre point important est que les hommes ont aussi des émotions, ils sont sensibles mais gèrent cela différemment.

Ils pensent avant d’agir, contrairement à nous qui suivons nos émotions. L’un et l’autre aspect est bon tant qu’il est équilibré.

Nous sommes uniques, c’est ainsi que Dieu nous a créé, nous avons chacune une personnalité propre et elle comprend nos émotions

Dieu nous dit tu es la seule………. Il n’y en a pas d’autre que toi, prends soin de toi, nous ne sommes pas le clone de quelqu’un.

Nous refusons souvent de faire face à nos émotions. Mais acceptons d’être vulnérable, laissons Dieu nous parler.

Souvent nous avons peur que les gens nous voient comme nous sommes et nous portons un masque pour être accepté, nous devons le faire tomber une fois pour toutes et être vrai, nous ne plairons pas à tout le monde de toute façon, nous devons être vrai et plaire à Dieu. Si nous continuons à porter un masque, nous finirons par nous perdre.

L’abandon de ce masque ou ces masques, nous coûtera quelque chose, mais l’amour du père et la relation, la communion avec les autres qui ont fait la même chose compensera, car alors nous nous sentirons acceptée.

Vous est-il arrivés de penser et même de dire :

« Si je pouvais cesser de pleurer tout le temps, ne plus être si sensible, m’endurcir un peu. Si je pouvais faire cesser ce flot d’émotions qui me submergent. » Cela peut se faire, mais alors nous serons comme des robots qui n’éprouvent rien, ni joie, ni paix, ni amour… »

Nous essayons aussi de les faire taire, car nous voulons garder le contrôle, nous les anesthésions, mais elles se réveillent tout à coup et nous devenons irritables, frustrées, cela peut même nous mener à la dépression, aux ulcères, auto médication intensive, désordre du sommeil, de la nourriture, l’auto destruction. Mais parfois nous les faisons taire définitivement, et ne sommes plus en mesure de ressentir certaines choses.

Nos émotions sont souvent gérées par notre insécurité, notre peur de perdre le contrôle, notre manque d’estime de nous-mêmes, car nous ne savons pas qui nous sommes réellement, par la peur, par une hypersensibilité.

Ce don de Dieu, nos émotions sont emmêlées dans nos vies et au lieu d’être tournée vers les autres nos émotions nous submergent, nous étouffent et nous limitent.

 Nous devons identifier ces émotions, quand elles ont été tordues, emmêlées car Dieu nous a créé avec de bonnes émotions, elles doivent juste s’aligner avec Dieu.

1)      Elles ont été tordues dès Adam et Eve, mais elles peuvent être corrigées car Jésus est venu à notre secours, lorsqu’on l’a accepté, une nouvelle transaction s’est faite. Nos émotions données par Dieu, peuvent de nouveau être contrôlée par Lui. Tout le bon potentiel de nos émotions est possible. La source de nos mauvaises habitudes émotionnelles, nées déficientes non plus de raison d’être.

2)      Ces mauvaises émotions viennent également de tout ce que nous avons accumulé dans nos vies et la façon dont nous y répondons. Parfois nous ne comprenons pas pourquoi elles font surface mais cela peut provenir d’un système de défense, d’alarme pour nous protéger.

Demandons à Dieu de casser ces habitudes émotionnelles. 

Nous allons survoler quelques émotions que nous retrouvons souvent chez nous mesdames.

La manipulation.

Elle démontre souvent que nous ne nous sentons pas spéciale, nous n’acceptons pas non plus l’échec, nous voulons tout contrôler, recherchons la perfection.

Cessons d’utiliser nos émotions comme la colère, la culpabilité, la honte, etc…. Pour contrôler notre entourage et être le centre du monde.

La dévalorisation : Ce sentiment d’infériorité.

Nous nous sentons nulle, et nous nous renfermons. Cela vient souvent du fait d’avoir eu un père ou une mère indifférent.

Si nous attendons des autres pour nous sentir bien, nous n’aurons jamais une bonne image de nous-mêmes. Ne recherchons pas chez les autres ce que Dieu seul peut nous donner, en mettant notre attente sur les autres pour nous sentir bien, nous aurons de la colère, du ressentiment car ils ne nous satisferont pas. Seul Dieu peut nous satisfaire. Je dois me voir comme Dieu me voit.

Elle provient d’attente démesurées mise sur nous, par notre entourage et comme on ne peut y arriver on a des blocages, culpabilité, frustration.

Notre insécurité nourrit ce sentiment, nous pensons que nous sommes inférieurs que les autres sont mieux. Or nous sommes tous différent et c’est cette différence qui nous enrichit les unes les autres.

La comparaison

Nous la trouvons beaucoup chez les jeunes, par rapport à des stars, des mannequins, à l’image que le monde projette etc… Mais également dans le monde chrétien, lorsqu’on pense qu’un tel est plus spirituel, ou prie mieux, parle mieux, chante mieux…. et la colère, la dépression, l’amertume, la jalousie prennent le dessus car nous souffrons de ne pas être comme elles, mais nous oublions que nous sommes unique et que Dieu nous a créé ainsi dans un but bien précis.

La colère

C’est un mécanisme de défense, elle donne l’impression de contrôler ce qui est hors contrôle.

Nombres 20 :7-12

Moïse sous la colère désobéit à Dieu et cela lui couta d’entrer dans le pays promis.

Proverbes 16 :32

Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui est maitre de lui-même que celui qui prend des villes.

La colère est une énergie, nous pouvons choisir de quelle façon l’utiliser. Elle n’est pas un péché sinon Jésus aurait péché et il était pur. Nous devons comme toutes les émotions savoir la dominer la comprendre, la gérer.

Un abus verbal est aussi néfaste qu’un abus physique. Il peut détruire une personne à vie. Elle fait souvent surface lorsqu’on n’obtient pas ce qu’on veut, nous perdons le contrôle, nous plaçons les choses avant les gens. Nous avons peur et notre insécurité nous pousse à la colère. Nous utilisons souvent cette émotion pour obtenir ce qu’on veut, car alors tout le monde s’efface devant nous.

Lorsque nous sommes en colère, prenons du temps, changeons de pièces si nécessaires et amenons là avant tout à Dieu, disons-lui ce que nous ressentons, faisons descendre la pression. Demandons-lui Sa sagesse pour garder ce qui est productif et laissons-lui ce qui est le résultat de mon orgueil et de mes blessures.

Au lieu d’être en colère contre les gens, soyez le contre l’esprit derrière eux qui manipule vos émotions ou la personne pour vous faire exploser.

 Allons-nous la laisser nous détruire, où allons-nous la contrôler par le Saint Esprit.

Ephésiens 4 : 26-27

Si vous vous mettez en colère, ne péchez point, que le soleil ne se couche pas sur votre colère et ne donnez pas accès au diable.

Dieu est un Dieu de colère mais pas comme nous le faisons, Sa colère n’est pas irritable, capricieuse, mais juste et nécessaire, elle n’explose pas, n’est pas hors contrôle.

La culpabilité.

C’est ce que nous ressentons lorsque nous violons les attentes que nous nous sommes imposées, ou celles que les autres ont mises sur nous, ou celles que l’on croit que Dieu a mis sur nous.

La culpabilité n’est pas mauvaise lorsqu’elle vient de Dieu, et nous y répondons par la repentance.

Je dois choisir ce que j’en fais. Vais-je l’accepter et y faire face, en demandant pardon à Dieu Ou je mets à nouveau le masque trouvant des excuses, échappatoires étouffant ce sentiment, cette émotion, en faisant du bien autour de moi, trouvant des distractions, et m’isolant des autres.

La culpabilité est un signe que notre conscience est vivante et que Dieu nous aime, que le Saint esprit agit en nous. Elle me dit que je fais quelque chose de mal.

Nous pouvons gérer cette émotion en gérant nos pensées, en acceptant nos limites, en nous fixant des objectifs à notre portée, en entretenant surtout notre intimité avec Dieu.

La Honte

Elle a vu le jour à la chute d’Adam et Eve, tout comme la peur. Ils ne se voyaient plus à l’image de Dieu (perdu leur identité) et ils se sont couverts et cachés (ils ont eu honte, culpabilisé, peur isoler) ils ont pris sur eux une autre identité.

Elle provoque une perte d’assurance (confusion, phobies, criantes, maniaque, perfectionnisme)

Elle entraine le repli sur soi même, (frustrations, angoisses, timidité, boulimie, anorexie)

Un transfert d’identité (ressembler à quelqu’un d’autre, acteur, vedette, ou une personne de notre entourage que nous aimons=

Refus complet d’identité entraine des déviations (travesti, homosexualité).

La honte m’isole des autres et me rends agressive, j’attaque avant d’être rejeté.

La honte me dit que je suis mauvaise, une erreur.

Elle a son origine dans beaucoup de choses. Elle peut provenir de ce que nous avons subi, de notre insécurité, du fait que nous ne savons pas qui nous sommes, de la peur du regard des autres, de l’échec.

La peur

Elle peut avoir ses racines dans notre vécu, des souvenirs difficiles qui nous ont traumatisés.

Elle peut aussi venir de choses que nous avons vus. Ou nous imaginons des choses qui alimente notre peur. Nous nous faisons des films en avance.

Parfois elle peut provenir du fait de ne pas se sentir à la hauteur, ne pas pouvoir répondre aux attentes de l’autre.

Oublions-le « Mais si je n’y arrive pas, mais si (oui mais) » Dieu nous demande seulement de répondre présent avec ce qu’on a et de lui faire confiance.

Faisons face une fois pour toute à la peur sinon elle va s’amplifier au point de nous paralyser.

Nos peurs, nos inquiétudes ne changerons pas le futur, mais elles nous volent notre présent, la joie de l’instant.

L’hypersensibilité

La sensibilité n’est pas mauvaise et c’est bon d’être sensible au monde qui nous entoure, cela montre que nous ne sommes pas durs, fermés. Mais elle ne doit pas être démesurée.

Nous pleurons sans cesse, nous portons le malheur du monde sur nos épaules, cette hypersensibilité, peut nous mener à la dépression.

La sensibilité lorsque nous la donnons à Dieu, nous donne d’être sensible à l’Esprit, d’avoir de la compassion, pour cela nous ne devons pas tuer nos émotions, mais les canaliser avec l’aide de Dieu.

Nous avons le droit de pleurer, mais pas sans cesse, sans raison apparente. Portons le fardeau que Dieu met en nous et non la misère du monde, sinon nous nous écroulerons et ne seront plus utile.

Nous devons avoir la compassion de Dieu en nous. Pour cela, nous devons être ouvert.

Dieu m’a non seulement donné mes émotions, mais il m’a également donné ma volonté, les deux aspects font partie de mon âme.

Si nous voulons faire le tri dans les placards de nos âmes, mettre chaque chose à leur place, nous ne pouvons le faire qu’avec l’aide du Saint Esprit.

Demandez-lui de vous révéler ce qui est en vous qui est derrière cette émotion afin de l’amener à la croix et que vous soyez rendu accompli en lui, complète

Je ne parle pas de faire de l’introspection, du nombrilisme car cela nous mènera à rien mais demandons au Saint Esprit pourquoi je réagis comme cela, et donnons-lui la racine de notre réaction.

 Nous pouvons aussi parfois avoir besoin de l’’aide de quelqu’un de confiance, pour nous soutenir et prier avec nous (pas pour nous).

Pour gérer mes émotions nous devons :

  1.  Accepter qu’à la base elles sont bonnes et données par Dieu, elles font parties de moi.  Nous sommes humaines et cela signifie que nous souffrirons, nous pensons faussement que si nous refusons de ressentir les choses, nous ne serons pas blessées c’est un mensonge et nous construisons un mur de protection et nous nous focalisons nouveau sur nous-mêmes
  2.  Décider que nos émotions ne vont plus nous contrôler.
  3.   Nous devons nous discipliner  Les émotions ne sont pas plus fortes que notre volonté, nous pouvons les contrôler.
  4.   N’écoutons pas nos mensonges formés dans nos pensées, nous pouvons changer notre façon de penser, nous devons vivre non pas d’après ce que les gens pensent de nous mais selon ce que Dieu pense de nous
  5.    Décidons de ne plus nous trouver d’excuse à nos réactions et faisons-y face.
  6.    Laissons Dieu avoir le contrôle, car de toute façon il sait comment nous sommes, il nous connait mieux que nous.