Esaü et son droit d’ainesse

 

Ce passage nous relate l’histoire de deux frères jumeaux, l’ainé Esaü et Jacob. L’ainé devait à la mort de son père faire valoir son droit d’ainesse.

Ce droit d’ainesse lui donnait de devenir le chef de famille, de la tribu, d’obtenir une double portion de l’héritage paternel et la charge de prêtre au sein de la famille. Il devenait le maitre absolu sur sa famille et sa tribu. C’est lui qui choisit le terrain, le champ de toutes les familles. Il a une protection, un soutien spécial, des bénédictions personnelles, de nombreux descendants, un grand nom. Il est une bénédiction pour toutes les nations. Il a part à l’alliance d’Abraham, père du Messie, de nombreuses nations, de rois, la semence naturelle éternelle.

Dieu est son Dieu, Il est à la tête des nations, il a la puissance sur ses ennemis, il a la prospérité matérielle, il est justifié par la foi, il maudit ses ennemis et bénit ses amis.

Ce droit d’ainesse et tout ce qu’il inclut était pour l’ainé de la famille. Il avait la double portion de l’héritage paternel.

Tout le monde aimerait avoir ce droit d’ainesse. Malheureusement Esaü ne l’estima pas car pour lui c’était dans le futur. Il ne regarda pas au don de Dieu, mais à son désir. Contrairement à Jacob, Esaü n’a pas su évaluer la richesse, l’importance de son droit d’ainesse. 

Au moment présent, tout ce qui l’intéressait, était de satisfaire son besoin charnel, son désir. Lorsqu’il voulait quelque chose c’était maintenant, même si pour l’obtenir il devait exagérer ; « Je vais mourir ». Il était épuisé pas mourant.

Il a vendu son droit d’ainesse pour satisfaire son désir charnel passager qui avait pris le dessus sur son bon sens

Il aurait pu attendre un peu et manger avec tout le monde.

Plus loin, nous voyons mentionné à nouveau cet évènement et là il réalise son erreur mais c’est trop tard. De plus, il n’en prend pas la responsabilité mais accuse son frère Jacob de lui avoir volé, alors qu’en fait il lui a vendu.

Jacob contrairement à Esaü, reconnaissait l’importance de tout ce que représentait ce droit d’ainesse.

Il a reçu la bénédiction allant avec le droit d’ainesse, il est le maitre sur son frère, tout ses frères sont devenus ses serviteurs, il sera dans l’abondance en blé et en vin. Ce qui signifiait qu’il ne manquerait jamais de rien.

Pour un désir charnel du moment Esaü perdit la bénédiction du Père, Il a énormément perdu. Genèse 27 : 34-41 pour ne pas estimer à sa juste valeur le don de Dieu.

Nous parlons souvent de cette histoire en disant que nous ne ferions pas la même chose et pourtant nous le faisons souvent, nous cédons notre héritage, nos promesses car elles n’arrivent pas assez vite à notre avis, nous perdons la foi, nous finissons même parfois à nous demander si elles se feront un jour et nous cédons, pour un désir charnel quel qu’il soit, nous ne réalisons pas l’importance de notre acte. Dans ces moments-là, venons à Lui car les promesses de Dieu s’accompliront avec nous ou sans nous si nous les méprisons. « Ce que Dieu promet il peut l’accomplir. » Romains 4 : 21

Rappelons-nous l’amour de Dieu est inconditionnel mais ses promesses sont conditionnelles. Ne regardons pas au moment présent, mais regardons avec les yeux de Dieu. Si les promesses tardent attendons les Habakuk 2 : 3. Repensons à celles qui se sont déjà accomplies dans nos vies afin d’être toujours focalisé sur Dieu, et d’avoir un cœur reconnaissant.

Lorsque nous sommes tentés, prenons le temps de réfléchir non pas au moment présent, mais aux répercussions que notre choix aura dans notre vie future mais aussi dans celle de notre famille, notre entourage.

N’oublions pas chaque fois que nous cédons, nous donnons l’opportunité à l’ennemi de nous atteindre et nous perdons notre autorité, notre bénédiction et ensuite nous sommes remplis d’amertume contre Dieu car Il ne répond pas, il ne nous donne pas notre promesse, mais nous l’avons cédée pour satisfaire notre désir.

Tout ce que nous faisons, nos décisions ont des répercussions. C’est pour cela que nous devons faire mourir notre chair et ses désirs. Romains 8 : 12-13

Si nous avons cédé à notre désir, n’avons pas estimé à sa juste valeur les promesses de Dieu pour nous, contrairement à Esaü, reconnaissons-le et venons au trône de grâce, demandant à Dieu de nous pardonner d’avoir méprisé Ses promesses, et d’avoir cédé à la tentation. Plaçons-nous sous le sang de Jésus qui a effacé nos transgressions. Reprenons à l’ennemi ce que nous lui avons donné en cédant à notre désir et avançons en comptant sur Dieu.

Esaü a non seulement vendu son droit d’ainesse mais également la bénédiction de son père qui va avec. Tout ce qu’il a récolté pour satisfaire son désir du moment, n’a été que du remords, de l’amertume, de la colère, il n’avait plus que ses yeux pour pleurer. Sa bénédiction n’était plus qu’une vie de serviteur lui qui aurait pu être à la tête de la famille, de la tribu. Une vie de vagabond afin de se libérer du joug de son frère, sa vie ne dépendra que de son épée, ce qui veut dire qu’il ne pourra pas être dans la paix, il devra lutter sans cesse pour sa vie.

Lorsque nous comparons les deux bénédictions, nous voyons qu’Esaü a perdu bien plus que son droit d’ainesse. Mais il rejeta la faute sur son frère. Il est vrai que Jacob a usé de ruse pour obtenir ce qu’il voulait, mais si Esaü avait évalué l’importance des bénédictions, des promesses de Dieu, Jacob n’aurait pas réussi.

Rappelons-nous que nos choix déterminent notre destinée, allons nous accepter les promesses de Dieu, les ressasser dans notre cœur jusqu’à leur accomplissement ou allons nous céder à un désir passager, même si à nos yeux il nous le faut sinon autant mourir.

Le moment présent sur lequel nous posons nos regards vaut il la peine de perdre ce que Dieu a en réserve pour nous. Sachons calculer le coût de nos actions avant d’agir.

Ce n’est pas chose facile parfois, mais lorsque nous voyons la promesse s’accomplir, cela vaut toutes les morts à soi-même. Rappelons-nous que si Dieu l’a promis cela va s’accomplir.