Genèse 12

 

Tous les jours nous faisons des choix, prenons des décisions sans réaliser les répercussions dans nos vies et celles de notre entourage, nos descendants.

Nous avons parmi tant d’autres un exemple des répercussions d’un choix fait par Abram (il n’était pas encore Abraham)

Au début Abram avança selon les promesses de Dieu. Il était prêt à accomplir ce que Dieu lui dirait. Le pays était celui des cananéens mais Abram crut ce que Dieu lui avait dit. Il construisit un autel à Sichem pour donner suite à cette promesse scellant ainsi son alliance avec Dieu, déclarant qu’Il le suivrait.

Genèse 12 :10

Puis vint la première épreuve, le premier test pour Abram. La famine. Dans les promesses de Dieu, la provision, la protection étaient comprises. Il n’avait rien à craindre. Mais Abram ne se rappela pas les promesses et il eut peur de mourir de faim. Pourtant ce n’est pas ce que Dieu lui avait dit.

Nous pensons que nous n’aurions pas fait la même chose, mais nous le faisons souvent. Nous sommes tout feu, tout flamme pour Dieu car nous avons reçu une parole, une promesse, nous lui disons que nous allons le suivre, que nous voulons le servir et tout à coup la famine vient, le test pour notre foi. Nous voulons plus mais rien ne vient, nous avons faim de Dieu, de Sa parole mais c’est le vide. Nous sommes dans ce que nous appelons le désert. Nous n’aimons pas cela et pourtant dans le désert Dieu était là pour Israël, la colonne de feu la nuit pour les réchauffer, la nuée pour les abrités du soleil, la manne pour les nourrir, l’eau sortit du rocher, leurs vêtements qui ne s’usaient pas. Pour eux tout ce qui se passait était normal. Dieu leur démontrait qu’Il était présent, mais Israël ne le voyait pas. Tout comme il le fait pour nous, mais nous voulons que ce soit comme nous l’avons imaginé et ne reconnaissons pas Sa main, nous pensons que Dieu nous a oublié. Nous entrons alors dans un état de faim spirituel et au lieu de persévérer en ressassant ce que Dieu nous a promis, même si à nos yeux rien ne se passe, nous nous éloignons petit à petit. Nous avons peur car nous ne comprenons pas et comme Abram alla en Egypte, nous cherchons une zone de confort dans ce que nous connaissons, dans le monde que nous connaissons.

Nous sommes d’accord de marcher par la foi, mais nous voulons savoir où nous allons, ce que nous faisons etc… Mais alors ce n’est pas la foi. Et nous repartons dans ce que nous pensons connaitre et là nous nous enfonçons  

La peur, la désobéissance d’Abram l’amena à mentir, il se reposa sur ce mensonge pour se protéger, sur sa femme pour vivre. « Mon âme vivra »

Il avait déjà oublié que c’est Dieu qui garde notre âme, qui nous garde en vie, pas un être humain et encore moins un mensonge.

En faisant cela Abram ouvrit la porte à l’ennemi non seulement dans sa vie, mais dans celle de sa descendance.

Dieu lui avait promis une descendance par Saraï, s’il avait pris le temps de penser à cela au lieu de céder à la peur, il aurait su qu’il allait survivre à la famine, rien ne pouvait le tuer. A ce moment-là, Saraï n’avait pas d’enfant, et par son mensonge il risquait que Saraï soit souillée, mais tout ce qui le préoccupait était sa vie.

Après tout ce n’était pas vraiment un mensonge, c’est juste qu’il ne disait pas toute la vérité. C’est surement ce que l’ennemi lui a murmuré.

Abram par son mensonge s’est enrichi, peut être pensa t’il que c’était Dieu qui le bénissait. Mais nous savons que ce n’est pas le cas car Dieu n’est pas le père du mensonge, l’ennemi est le père du mensonge. Jean 8 : 44, En réalité, l’ennemi était celui qui mettait en place un plan pour contrecarrer celui de Dieu.

Lorsque nous sommes dans la situation d’Abram, dans ce temps de famine, prenons le temps de ressasser les promesse de Dieu avant d’agir, même si tout semble être le contraire car Dieu ne ment pas et il accomplira ce qu’Il a promis. Nombres 23 :19. Ezéchiel 24 :14 

Prenons le temps dans la louange et l’adoration, cela nous donnera de voir autrement la situation dans laquelle nous sommes, et de ressentir Sa paix. Ne laissons jamais la peur nous guider car souvent nous ferons les mauvais choix.

Au lieu de suivre l’exemple d’Abram, faisons comme Isaac dans un temps de famine, il a suivi ce que Dieu lui a dit, il n’est pas descendu en Egypte, il est resté là où Dieu lui a dit de séjourner, bien sûr il a suivi l’exemple de son père en mentant, au sujet de sa femme, cependant, contrairement à Abram il ne fut pas chassé du pays, mais il partit de lui-même, il était en paix avec Abimélec,  et il creusa de nouveau les puits de son père.  Genèse 26 : 16

Creuser les puits est pour nous un image de ce que nous devons faire lorsque nous sommes perdus, nous nous sentons dans le désert, dans la famine spirituelle. En faisant cela, nous demandons à Dieu pardon d’avoir laissé cette source d’eau vive se tarir en nous.

-        Puis nous chantons à notre puits comme le fit le peuple d’Israël, 

Nombres 21 :17-18

 "Monte, puits ! entonnez un hymne en son honneur ! Puits, que des princes ont foré, que les notables du peuple ont creusé avec le sceptre, avec leurs cannes."

-        Ceci est une autre image pour nous, nous montrant que le puits a été creusé avec le sceptre, les cannes. Symbolisant pour nous la Parole de Dieu que nous proclamons avec autorité, et aussi l’appui, le soutien que nous avons les uns avec les autres afin d’avancer et ne pas nous écarter.

-        Nous proclamons les promesses de Dieu, nous parlons à notre âme comme le fit David. Lorsqu’il lui commanda de bénir l’éternel. Psaume 103 v1-2

-        Nous les proclamons, proclamons la parole, en louant Dieu, au début c’est un peu difficile car nous avons laissé la source se tarir, mais nous devons persévérer.  Lorsque cela ne va pas si nous mettons de la louange, la source en nous commence à bouillonner et alors que nous continuons de le faire elle va jaillir et faire exploser tous ces bouchons qui se sont installés, ainsi nous aurons de nouveau retrouvé notre paix, notre joie.

-        Nous devons creuser ce puits en nous, qui fera jaillir la vie de Dieu au travers de nous. Si la source en nous n’est pas tarie, qu’elle est toujours aussi bouillonnante, continuons à l’alimenter par la parole, la louange.

Dans tout ce que nous traversons chaque jour Dieu veut nous élargir.

C’est ce que Dieu voulait pour Abram, il voulait qu’il grandisse dans sa foi, afin de devenir ce qu’Il lui avait promis.

Parfois nous pensons que les promesses de Dieu s’accomplissent rapidement, car si Dieu l’a dit, c’est maintenant, nous oublions que notre temps et celui de Dieu n’est pas le même, parfois cela demande du temps, tout un processus dans lequel Il nous prépare, nous façonne.

En désobéissant en allant en Egypte, Abram et Saraï ramenèrent Agar, celle qui donna naissance à Ismaël.

Si seulement Abram n’était pas parti en Egypte, Ismaël n’aurait jamais vu le jour car Saraï n’aurait pas eu Agar pour l’offrir à Abram. L’ennemi avait réussi à mettre en place son plan pour essayer de contrecarrer celui de Dieu.

L’ennemi ne nous donne jamais rien gratuitement, il y a toujours un prix à payer à un moment ou un autre. Ici nous voyons que le choix d’Abram eut des répercussions au-delà de sa vie, jusqu’à aujourd’hui, un conflit permanent entre Israël et les pays arabes.

Un choix guidé par la peur, le mensonge (une semi-vérité n’est pas la vérité) parfois nous entendons c’est un pieux mensonge, un petit mensonge…. Mais rappelez vous le mensonge sous toutes ses formes n’a rien en Dieu, mais dans le père du mensonge : Satan

Attendons d’avoir la paix, avant d’agir. Car nos choix, nos décisions peuvent avoir d’importantes répercussions pour nous-mêmes mais aussi nos descendants.

Abram fut chassé d’Egypte.

Genèse 13 : 1-4

Abram est revenu au lieu où il avait construit l’autel, et invoqua l’Eternel.

Nous ne savons pas si la famine était terminée ou pas, mais il n’avait pas le choix que de revenir là où il avait eu les promesses de Dieu, fait alliance avec Lui et il cria à Lui.

Tout comme Abram, sachons revenir au lieu même où nous avons entendu Dieu et crions à Lui. Nous nous sommes peut-être égarés dans nos mauvais choix, mais en revenant à Dieu en l’invoquant. Dieu nous pardonnera et nous reviendrons dans le plan qu’Il a pour nous. N’oublions jamais qu’Il nous attend toujours les bras ouverts. Demandons lui pardon et laissons son sang nous purifier. 1 jean 1 :9.

Rappelons-nous que nos choix ont des répercussions bonnes ou mauvaises, rappelons-nous de ressasser Ses promesses surtout quand nous avons l’impression qu’Il n’est pas là, que nous ne voyons rien se passer. Sa parole ne reviendra pas à Lui sans avoir accompli Ses desseins.  Esaïe 55 :11 Sa prophétie s’accomplira dans nos vies Habakuk 2 :3 Gravons la dans notre cœur et ressassons-la en la proclamant face aux circonstances inverses, nous avons cette assurance que même si cela tarde elle s’accomplira.