le serpent d'airain

 

  Le serpent d’airain    Simon Vouet  Huile sur toile, 283 x 629 cm  Musée des Beaux-Arts de Toulouse

 

Nombres 21 V1-9

 

Le peuple d’Israël et Le roi Arad le cananéen combattirent et Israël a perdu, Arad fit des prisonniers.

Le peuple d’Israël réalisa alors que sans l’Eternel il ne pouvait pas gagner, il ne pouvait pas s’appuyer sur ses propres forces, mais seulement sur l’Eternel, le Dieu des armées, puissant au combat. Ils firent un vœu, un engagement, un pacte entre eux et Dieu. Dieu exauça le peuple d’Israël, ce dernier respecta son engagement et réalisa que la victoire ne vient que lorsqu’on se repose sur l’Eternel.

Souvent dans notre vie, nous oublions de mettre Dieu en premier, lorsque nous faisons face à une situation difficile, nous essayons par nous-mêmes de nous en sortir, et lorsque nous avons atteint le fond, nous crions à Dieu, car nous avons perdu devant l’ennemi, devant notre chair. Aussi, il nous rappelle de nous reposer sur sa victoire acquise à la croix pour nous dans tous les domaines de notre vie. Nous nous souvenons alors qu’il est aussi à nos côtés, il est notre victoire, notre engagement nous l’avons pris avec lui lorsque nous l’avons accepté dans notre vie, mais nous l’oublions parfois.

Le peuple d’Israël aurait dû se réjouir, il avait vu Dieu agir à ses côtés, il n’était pas seul dans le désert. Mais au lieu de cela, il commença à murmurer, se plaindre, il était impatient, découragé. Tout ce qu’il voyait, était que le désir de leur chair n’était pas satisfait. Il tenta Dieu, il lui reprocha ainsi qu’à Moïse de l’avoir fait venir dans le désert, de l’avoir sorti de l’esclavage et de l’avoir rendu libre.

Il était de mauvaise foi. Il ne voulait pas faire face à la vérité aussi trouvait il de fausses excuses pour justifier son attitude.

Parfois nous sommes comme le peuple d’Israël, nous sommes sortis de l’esclavage, nous avons été affranchi, mais dès l’instant où nous devons mourir à nous-mêmes, à nos désirs charnels, nous nous tournons contre Dieu. Nous oublions ses bénédictions envers nous.

Les reproches étaient :

« Il n’y a point de pain »

Le peuple d’Israël a oublié la manne qui le nourrissait, c’était le pain du ciel.

Il n’a pas encore appris que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. Deutéronome 8 :3

 « Il n’y a point d’eau »

Pourtant, dès le début de sa marche dans le désert, il a vu Dieu lui répondre en lui donnant l’eau du rocher, Exode 17 :1-6 puis au chapitre précédent Nombres 20 :11

« Notre âme est dégoutée de cette misérable nourriture »

Cette nourriture était la manne tombant du ciel, tout ce qu’il avait à faire était de la ramasser, aucun effort de leur part. Il avait du mépris, la reconnaissance il ne savait pas ce que c’était.

Cette nourriture l’a gardé en vie toutes ses années dans le désert, mais ce n’est pas ce qu’il voulait.

Il aurait dû se rappeler les bénédictions de Dieu, mais l’impatience alors même que Dieu venait de lui donner la victoire sur Arad, le réduisit à zéro.

Tout comme le peuple d’Israël, nous avons cette attitude dans notre marche, nous oublions de regarder aux bénédictions de Dieu dans notre vie lorsque nous lui demandons quelque chose et que nous ne le voyons pas s’accomplir.

Lorsque cela arrive dans notre vie, efforçons nous de nous rappeler les bénédictions passées non pour les mépriser mais pour remercier Dieu d’un cœur reconnaissant  soyons comme Paul

« ….J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie (j’ai de la force pour toutes choses en Christ qui me revêt de puissance, je suis prêt à tout et suis à la hauteur de tout, grâce à celui qui infuse une force intérieure en moi, je possède toute la provision nécessaire dans la suffisance de Christ.) Philippiens 4 :11-13

Nous avons tout ce dont notre âme a besoin pour progresser en Christ, pour vivre Nous avons le pain, la manne qui est la parole mais parfois nous la méprisons également car nous devenons familier avec, nous commençons à lire un passage et nous nous rappelons l’avoir déjà lu donc nous passons au suivant. Ou, nous écoutons un message sur un passage que nous connaissons et nous nous disons oh, cela je connais, j’ai déjà entendu parler sur ce passage. En faisant ainsi nous méprisons la parole, et Dieu ne peut pas nous parler au travers d’elle, nous ne pouvons pas en être nourris, car nous sommes comme dégoutés. Nous devenons des « je sais tout » alors qu’en fait nous ne savons rien.

L’eau nous l’avons, des torrents d’eau vive doivent jaillir de nous, seulement notre attitude a mis des pierres et bouché cette eau, nous devons alors comme le peuple d’Israël le fit un peu plus tard chanter à notre puits v17, recreuser le puits pour laisser l’eau vive inonder notre âme.

Dieu nous a tout donné également Sa parole et le Saint Esprit en nous. Mais nous les négligeons car nous n’obtenons pas ce que nous voulons tout de suite, comme des enfants capricieux nous méprisons les bénédictions de Dieu.

Le peuple d’Israël dès la nuit de la pâque était sous la protection de Dieu, sous l’alliance du sang d’agneau mis sur les linteaux. Il fut gardé de toutes maladies, car le sang a fait la différence, pendant la marche dans le désert, le peuple fut préservé tant qu’il gardait les préceptes de Dieu.

Deutéronome 6 : 24-25

« L’Eternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces lois et de craindre l’Eternel, notre Dieu, afin que nous soyons toujours heureux, et qu’il nous conserve la vie, comme il le fait aujourd’hui. Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l’Eternel, notre Dieu, comme il nous l’a ordonné. »

Deutéronome 7 : 12-15

« Si vous écoutez ces ordonnances, si vous les observez et les mettes en pratique, l’Eternel, ton Dieu gardera envers toi l’alliance et la miséricorde qu’il a jurées à tes pères. Il t’aimera, il te bénira et te multipliera ; il bénira le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol, ton blé, ton moût et ton huile, les portées de ton gros et de ton menu bétail, dans le pays qu’il a juré à tes pères de te donner. Tu seras béni plus que tous les peuples, il n’y aura chez toi ni homme ni femme stérile, ni bête stérile parmi tes troupeaux. L’Eternel éloignera de toi toutes maladies ; il ne t’enverra aucune de ces mauvaises maladies d’Egypte qui te sont connues, mais il en frappera tous ceux qui te haïssent.

Frapperici signifie, que les maladies  sont le résultat de leur action, ce n’est pas Dieu qui frappe de maladie, mais la conséquence de leur décision, leur action n’a pas pu avoir d’autre résultat que la maladie.

Seulement là, le peuple d’Israël n’était plus sous la protection de Dieu, sous l’alliance à cause de leur rébellion il retombait sous la malédiction du péché Romains 6 :23

Lorsqu’Israël pécha, il sorti de l’alliance par ses paroles. Il méprisa la manne qui était la nourriture de Dieu, il se retrouva sous l’emprise de l’ennemi, car sous la malédiction du péché.

Dieu avait donné la loi à Moïse qui devait préserver le peuple d’Israël, le garder mais il ne l’a pas gardé donc il s’est retiré de la protection.

Rappelons-nous de ceci :

Adam avait reçu le droit légal de Dieu de régner, de dominer, et gouverner sur la terre. Mais lorsqu’il pécha, il donna ce droit légal à Satan, ainsi ce dernier domine sur les hommes et sur la terre, et Dieu avait donné ses lois au peuple d’Israël afin qu’il entre à nouveau sous la protection de Dieu au travers des sacrifices.

Lorsque Dieu fit sortir Israël d’Egypte Satan ne put rien fait contre lui car le sang était sur le linteau de chaque maison et lorsqu’Israël sortit et marcha dans le désert pendant 40 ans, il ne put le toucher tant qu’il gardait les préceptes de Dieu.

Le peuple d’Israël était gardé continuellement, même les vêtements étaient intacts, leurs pieds n’ont même pas gonflés à cause de la chaleur. Deutéronome 8 :4 « Ton vêtement ne s’est point usé sur toi, et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces quarante années. »

Le mécontentement a ouvert la porte à la rébellion qui est péché et ce dernier a retiré la protection de Dieu sur Israël, Dieu ne pouvait plus empêcher les serpents de venir tuer le peuple d’Israël, mais dans son amour, il a prévu le moyen pour eux de revenir sous son alliance.

Il fallut la mort de beaucoup pour qu’Israël vienne demander à pardon à Moïse et à Dieu, Moïse priât et Dieu lui donna la solution de se sortir de cela, le moyen d’être guéri.

Un serpent d’airain sur une perche. Nous savons que ce serpent symbolise la crucifixion.

L’airain parle de la rédemption, du rachat

Le serpent : parle du péché mais pour certains peuples anciens il symbolisait la guérison.

Ce serpent n’était pas par terre, mais élevé et pour être guéris, conserver sa vie, le peuple devait lever les yeux et regarder au serpent. Ceux qui le firent parmi le peuple furent instantanément guéris.

Le peuple ne regardait plus à lui-même, à son péché, sa maladie, il n’était plus centré sur lui.  Il levait les yeux, acceptant le pardon et la délivrance de Dieu, rentrant ainsi de nouveau sous l’alliance, la protection divine et l’ennemi ne pouvait plus les toucher. Il devait les laisser partir.

Lorsque nous nous rebellons contre Dieu, que nous péchons, nous avons également le moyen de nous en sortir, il nous suffit de regarder à la croix, à celui qui fut élevé sur le bois et d’accepter son sacrifice pour nous. Alors nous revenons sous l’alliance et l’ennemi ne peut plus rien contre nous, la maladie, le péché n’a plus d’emprise sur nous. 1 Jean 1v9

Ne méprisons pas la parole de Dieu qui est notre manne céleste et nous donne de vivre dans la plénitude. Parfois nous traversons des moments difficiles  mais efforçons nous  de nous rappeler les bénédictions de Dieu, méditons Sa parole (méditer= se ressasser sans cesse ses promesses) et si nous avons péché (manquer le but) revenons à Dieu lui confessant cela et regardons à la croix, levons nos yeux vers lui sachant qu’Il a déjà tout accompli, payé le prix pour tout ce que nous traversons et ôtons notre regard de notre vie, de nous-mêmes.

Ayons les yeux fixés sur Lui et non plus sur nous pour avoir une vie perpétuellement béni, afin d’être en retour une bénédiction pour Lui et pour le monde qui nous entoure.