femme embrassant les pieds de jesus

 

Le parfum de nard pur

 

Chaque évangile relate l’histoire d’une femme répandant le parfum sur Jésus. 

Souvent ces femmes sont confondues.

  •  Matthieu et Marc parle de la même femme
  •  Luc d’une femme pécheresse
  •  Jean de Marie de Béthanie

Il y a eu qu’une seule marie qui a répandu du parfum sur Jésus, les autres étaient des femmes dont le nom n’est pas mentionné.

Seulement deux d’entre elles avaient un vase d’albâtre, pour la troisième ce n’est pas mentionné.  

  1. Le vase d’albâtre est donné à la jeune fille dès sa naissance, à chaque anniversaire, elle reçoit un peu de parfum de grand prix qu’elle réserve pour son mariage.

Lors de la cérémonie, elle brise le vase quand elle est dans la chambre nuptiale et en parfume le lit, tentures, rideaux avant que son époux n’entre.

Le premier récit se trouve dans :

Luc 7 :36-38 

Cette scène se passe au début du ministère de Jésus chez Simon le pharisien à Naïn en Galilée.

Simon est un pharisien, c’était un homme qui faisait tout pour être saint, en suivant les lois de Dieu, il était pieux comme tout pharisien mais avait un double langage, il se croyait au-dessus de tout le monde, la tradition de leur père avait plus d’importance que la loi écrite de Dieu donnée à Moïse. Il était légaliste, sectaire et formaliste. Il ne pouvait comme tout pharisien accepté le fait qu’il était pécheur.

Nous voyons que Simon appelle Jésus Maître, il lui reconnaissait donc le titre de Rabbin (Seul un rabbin était appelé maitre) mais il ne le reconnait pas comme prophète car Jésus ne voyait pas la femme comme lui la voyait.

Jésus va lui démontrer qu’il est prophète car il répond aux questions que Simon se pose dans sa tête.  Simon pensait être reconnu, il a eu l’honneur de recevoir un Rabbin chez lui.  

Toutefois il ne lui montra pas de courtoisie en lui lavant les pieds comme c’était la coutume, il ne l’a pas salué non plus d’un baiser en signe de bienvenu. Il n’a pas oint sa tête d’huile (huile d’olive mélangé avec du parfum et des épices) pour le rafraîchir comme signe d’hospitalité. Toutes ces choses se faisaient à cette époque. C’est ce que fit cette femme non comme une obligation mais par amour.

Cette femme est une femme pécheresse (sous-entendu une prostituée) Marie de Magdala vient de Magdala à 5km au nord-ouest de Tibériade elle a été libérée de 7démons (Luc 8)

Cette femme pécheresse apporta un vase d’albâtre plein de parfum.

Elle vient au pied de Jésus, derrière lui et pleure au point de laver les pieds de Jésus avec ses larmes, elle les essuie avec ses cheveux et embrasse ses pieds

Elle oint les pieds (pas la tête) de Jésus du parfum provenant du vase d’albâtre

Selon les règles de l’époque, une femme honorable ne sort pas en public avec les cheveux détachés sur l’épaule, ils sont attachés dans une sorte de filet.

Par son apparence extérieure, elle est identifiée à une femme pécheresse (une prostituée).

Nous la voyons déterminée à s’approcher de Jésus, elle a surement entendu la rumeur qu’il était ami des publicains et des gens de mauvaise vie (Luc 7 :34). Elle allait surement être accepté par lui, elle a fait preuve d’audace, elle aurait pu être chassé par les serviteurs de Simon. Ou par Jésus lui-même, mais elle avait foi dans le fait qu’il l’accepterait, sa foi lui a fait révéler son amour pour lui.

Elle est là, elle se tient derrière lui et pleure, elle a un cœur brisé et humilié. Elle essuie les pieds de Jésus avec sa chevelure.

Elle embrasse les pieds de Jésus : c’était une coutume parmi les juifs, les grecs et les romains c’était pratiqué par une personne qui avait une importante demande à faire, et en signe de soumission et d’obéissance, une marque également d’affection et de révérence.

Dans le fait d’embrasser les pieds de Jésus cette femme lui adressait une requête, et montrait également sa soumission, son affection, son obéissance et révérence envers Jésus.

Elle oint ses pieds du parfum de son vase d’albâtre,

Elle le reconnait ainsi comme son maître, ce parfum était réservé pour le mariage, mais elle était une femme pécheresse, personne ne voudrait d’elle.

Elle abandonna tous ses rêves à ses pieds. Elle le reconnaissait comme maître de sa vie. Les pieds sont souvent signe de la marche. Ici elle démontrait qu’elle le suivrait, elle le reconnaissait comme son Maître. Tout dans son attitude démontrait un cœur brisé, un amour pour Jésus.

Elle ne dit pourtant pas un mot, mais par ces gestes, elle dit tout. Tout ce qu’elle a fait lui a coûté, elle a donné le meilleur, le plus précieux, le plus cher à ses yeux. Elle a tout abandonné à ses pieds.

Nous pouvons dire que nous aimons Jésus, mais cela ne peut être que des paroles.

Cette femme ne s’interposa pas dans les discussions des hommes, car ils devaient surement parler en mangeant. Non elle a agi tout simplement.

Parfois nous sommes comme Simon, nous nous comparons aux autres pensant que nous valons mieux qu’eux, mais nos actes prouvent le contraire. Ce qui compte pour Jésus c’est notre amour et nos preuves d’amour, pas nos beaux discours.

Ce récit nous montre en réalité l’attitude de deux personnes au contact de Jésus.

Le pharisien qui pense être justifié, accepté, après tout Jésus est venu manger dans sa maison, donc il doit être quelqu’un de bien. Et cette femme pécheresse.

Jésus a tranché, il ne rejette pas le pharisien, mais il dit que la foi de cette femme l’a sauvée et qu’elle a reçu le pardon de ses péchés, montrant ainsi le chemin vers Dieu, non par les œuvres sans foi qui n’est rien Jacques 2 : 17-18

Le pardon est accordé au travers de la repentance, pas d’un rituel religieux.

L’amour et le pardon de Dieu sont plus grand que la religiosité, le légalisme.

Matthieu 26 : 7-13 et Marc 14 : 3

Ces deux passages relatent la même scène mais l’un plus détaillé que l’autre.

Elle se passe chez Simon le lépreux à Béthanie en Judée ; Marc 14v1 nous précise que c’est 2 jours avant la fête de la pâque et des pains sans levain.

Dans les 2 récits, Jésus est à table, une femme s’approche de lui (Ce n’est pas Marie de Béthanie qui n’était peut-être pas présente, ni Marie de Magdala qui elle le suivait partout avec les disciples.) Nous n’avons pas son identité, c’est juste une femme

Selon Marc elle brise le vase, cela ne veut pas dire qu’il est en mille morceaux mais surement au niveau de l’ouverture pour faire couler le parfum. Si elle l’avait brisé, le parfum se serait répandu partout par terre.

Elle ne met pas des petites gouttes, elle répand le parfum sur la tête de Jésus.

Répandre : Faire couler comme un fleuve, déverser.

Tête : Autorité, l’époux, Seigneur.

Les disciples s’indignent et blessent la femme par leur propos.

Cette femme était pleine d’amour pour Jésus. Le parfum coute plus de 300 deniers (plus de 300 jours de travail) Matthieu 20 V 2 :13

Les disciples ont regardé au prix, la femme n’a pas calculé, elle a tout répandu sur la tête de Jésus.

Parfois nous avons la même attitude que les disciples, nous calculons et pensons que ce serait mieux de faire comme ceci, comme cela. Nous donnons à Jésus mais à petite dose. Ce que Jésus attend de nous doit venir de notre cœur pas de nos raisonnements.

L’élan de notre cœur, notre amour nous donnera de nous répandre, abandonner, payer le prix. Alors que nos raisonnements nous feront toujours retenir quelque chose. Nous ne nous abandonnerons jamais totalement.

La femme fut blessée par les propos des disciples, ils n’ont pas reconnu son geste, ils ont jugé ce qu’elle a fait.

Bien sûr cet argent qui était quand même une somme considérable aurait pu servir pour les pauvres. Mais ce n’était pas la motivation de cette femme. Son amour pour Jésus lui donna, de donner ce qu’elle avait de plus cher.

Même si les autres n’ont pas compris, Jésus lui reconnait ce qu’elle a fait, il l’accepte, il a lu dans son cœur. Il y voit une bonne action, il reconnait qu’elle a fait ce qu’elle a pu Marc 14 :8. Elle a embaumé mon corps pour la sépulture dit Jésus.

 Jésus parle de son corps, pourtant la femme n’a répandu le parfum que sur sa tête. Là encore nous voyons qu’elle a tout répandu, aucune retenue pour plus tard, au cas où elle en aurait besoin.

Nous devons tout donné à Jésus, sans retenue, peu importe si notre entourage comprend ou pas, nous devons nous répandre devant Lui, il est notre Seigneur, notre époux.

Cette femme n’avait peut-être pas la moindre idée de ce que signifiait ce geste, mais elle a agi tout simplement. Jésus a utilisé cela pour parler de Sa mort prochaine.

Lorsque nous nous répandons devant Lui, Jésus nous utilisera pour l’avancement de son royaume.

Jean 12 v1-8

 La scène se passe également à Béthanie mais elle a lieu 6 jours avant la Pâque. Elle devait avoir lieu chez Lazare car Marthe servait.

Nous trouvons plusieurs personnages mentionnés : Lazare, Marthe, Marie, Jésus, Judas

Lazare l’ami de Jésus qui fut ressuscité des morts, partage maintenant le repas avec Jésus. Il est en communion avec Lui.

Marthe sert à table, cette fois ci elle ne s’agace pas de servir seul Luc 10 : 40

Marie a été aux pieds de Jésus, (position qu’avait un disciple face à son maitre) elle avait été enseignée par Lui, elle le connaissait, elle était une adoratrice.

Ces trois personnages nous donnent notre position en Dieu, ce que nous devons faire, être

  • Communion
  • Service
  • Adoration

Ces trois personnages avaient un cœur reconnaissant, rempli d’amour pour Jésus. Ils étaient les amis de Jésus. La Bible nous dit que nous sommes amis lorsque nous faisons ce qu’il nous commande, il nous fait connaitre le père, ce qu’il a appris de Lui.

Dans cet évangile, la femme c’est Marie de Béthanie, il n’est pas spécifié qu’elle avait le parfum dans un vase d’albâtre, ce dont il est parlé c’est le parfum. Ce qui compte c’est le contenu pas le contenant. Pour nous c’est pareil, ce qui est en nous est plus important que ce que nous voulons faire paraitre.

Elle oint les pieds pas la tête de Jésus

Elle essuie les pieds avec sa chevelure

Elle n’était pas gênée d’essuyer avec sa chevelure, d’être ainsi comparée à une femme de mauvaise vie. Rien d’autre n’avait d’importance que son amour pour Jésus.

Elle a répandu au travers du parfum son adoration et cela s’est répandu dans toute la maison. Tout son entourage en a bénéficié. 

Judas est indigné (pas les disciples)

Judas aimait l’argent, plus que tout mais il essaya de le cacher en paressant s’inquiétant des pauvres. La parole de Dieu nous dit pourtant qu’on ne peut servir deux maitres ; Dieu et Mammon, Matthieu 6 : 24

Judas était tous les jours avec Jésus, mais il n’était pas changé, il écoutait pourtant les enseignements de Jésus, était à son contact, mais son amour de l’argent avait pris le dessus, sur son amour pour Jésus. Nous connaissons tous ou cela là conduit, à trahir, à vendre son maitre, son compagnon.

Mais nous faisons également la même chose lorsque nous ne le laissons pas nous purifier. Nous le volons également dans nos dimes et nos offrandes. Tout comme Judas était le gérant de la bourse, nous sommes les gérants de l’argent que Dieu met dans nos mains au travers de nos revenus.

Jésus dit laisse la garder le parfum pour ma sépulture. Nous savons dans les évangiles que le corps de Jésus n’a pas été embaumé, car lorsque les femmes y sont allées, il n’était plus là.

Toutes ces femmes ont démontré leur affection, révérence, soumission et obéissance. Leur offrande leur a coûté, elles ont tout abandonné, elles ont fait monté l’adoration pure d’un cœur brisé. C’est ce que Jésus aime un cœur brisé devant lui, qui s’abandonne totalement à lui.