Moutarde

 

Le grain de sénevé

 

Il est parlé de ce grain dans différents passages de la Parole. Le peuple d’Israël connait ce grain ; il sait de quoi Jésus parle. Il comprend la comparaison entre le petit grain et ce qu’il devient, entre la petitesse de ce grain et la grandeur de ses possibilités.

Le grain de sénevé est insignifiant, c’est l’un des plus petits, mais alors qu’il est semé et grandit, il peut atteindre jusqu’à 3m sur les rives du Jourdain, pour cette raison il peut être comparé à un arbre.

a)    Le grain comparé au royaume de Dieu, de Christ

Matthieu 13 v 31-32 ; Luc 13 :18

Dans ces deux passages, il est parlé de la même histoire mais avec une petite différence, le récit de Matthieu parle d’un champ et celui de Luc d’un jardin. Bien que le lieu pour recevoir la semence varie, l’appartenance est la même, les deux appartiennent au semeur.

Le champ parle du monde, de notre sphère d’influence

Le jardin parle du cœur de l’homme. 

Dans ces passages, Jésus compare le royaume à ce grain de sénevé. A la base c’est minuscule, mais alors qu’il grandit cela prend des proportions incroyables.

La seule chose que fait l’homme c’est de semer, Dieu fait le reste par le Saint Esprit ; Jean 16 :8

Le travail du semeur est un travail de foi.

Qu’est-ce que le royaume ?

Romains 14 : 17 nous le décrit, c’est la justice, la paix, la joie par le Saint Esprit

Nous voyons dans ces deux passages que le grain est semé non seulement dans son entourage mais aussi en lui.

Le monde est en recherche de paix, de joie, de justice, il est en recherche du royaume de Dieu sans bien le réaliser.

Nous devons l’apporter non seulement par nos paroles mais aussi nos actions. La plus petite action est plus grande que la plus grande intention. La façon dont nous traitons les gens à un impact plus grand que nous ne pouvons l’imaginer. Nous ne serons pas acceptés par tous, mais la semence aura été planté.

Ne méprisons pas les faibles commencements.  Zacharie 4 :10

Tout comme cette graine minuscule grandit et devient un arbre comparé aux autres légumes, ainsi ce que nous aurons semé, grandira.

Le Saint Esprit la fera croitre, nous aurons juste à l’arroser de nos prières.

Ce passage de Matthieu nous parle également de la rapidité et surtout de l’ampleur qu’a pris la proclamation de l’Evangile. De Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre avait dit Jésus à ses disciples et c’est ce qui s’est passé, et continue de se passer. Actes 1 : 8

Pour Luc, c’est dans notre cœur qu’est la semence. Nous devons semer la parole en nous en la lisant, la méditant et en la mettant en pratique, ainsi le Saint Esprit peut faire son œuvre en nous, nous transformant à l’image de Christ.

Lorsque nous lisons la parole, celle-ci est pour :

Nous enseigner la vérité : Si nous ne la connaissons pas, nous croyons le mensonge qui nous est raconté pensant que c’est la vérité, d’où l’importance de la connaitre, d’être vrai.

Nous convaincre de péché : Pour cela nous devons la lire pour nous-mêmes, pas en pensant« si un tel pouvait lire ce passage. » mais Seigneur qu’est-   ce que tu veux me dire. Laissons le Saint Esprit faire son œuvre en nous. Ne remplaçons pas la parole par les pensées philosophiques, ou l’humanisme.

Nous corriger : Corriger nos erreurs, car nous en faisons tous et souvent par ignorance. Mais si nous pensons être parfaits, nous pensons ne pas avoir   besoin de la parole et ce qu’elle dit concerne les autres.

Nous instruire dans la justice : Nous guider, nous garder en alignement avec le plan de Dieu pour nous.

Si nous la lisons, nous basons notre vie sur la parole, ancien et nouveau testament, nous serons accomplis et propres à toute bonne œuvre 2 Timothée 3 : 16-17.

Que ce soit dans le champ ou dans le jardin, les oiseaux du ciel viennent y habiter.

Les oiseaux du ciel représentent dans certains passages les esprits mauvais mais dans d’autres les nations. Ezéchiel 17 :23 ; Psaume 104 : 12.

Si nous le prenons dans le sens des esprits mauvais, nous sommes dans ce monde et l’ennemi essaiera de détruire la semence qui a été planté comme le dit la parabole du semeur. Les graines qui tombent quand le fruit est mûr sont tout de suite mangées par eux.

Si nous le prenons dans le sens des nations, c’est ce que nous voyons alors que l’évangile se répand, les nations païennes se tournent vers Dieu alors qu’il voit Christ en nous.

Les graines des fruits mûrs permettent aux nations de grandir dans la connaissance de Christ.

Cela prend du temps, une graine ne sort pas de terre dès l’instant où elle a été plantée, mais elle finira par sortir. Il en va de même pour nous, parfois nous trouvons le temps long et nous capitulons, nous sommes découragés, oubliant que tout ce que nous avons à faire est de semer et Dieu fait le reste, souvenons-nous que qu’il est aux commandes, c’est lui qui fait, nous n’avons qu’à prier et le laisser agir, que ce soit dans notre entourage ou en nous, nous basant sur ses promesses Esaïe 55 :11 et Philippiens 1 :6

Surtout cessons de creuser la terre pour être certain que la graine pousse, et laissons Dieu agir.

b)    Le grain de sénevé comparé à la foi.

Matthieu 17 :14-20 ; Luc 17 : 6

Là encore nous trouvons une différence dans l’un c’est la montagne et dans l’autre c’est un sycomore.

Dans ce passage de Matthieu la parole de Jésus fait suite à l’échec des disciples de chasser le démon, pourtant ils sembleraient qu’ils aient mis leur foi en action en priant pour ce fils lunatique mais ils n’ont pas obtenu de résultat.

Les paroles de Jésus sont très dures à leur égard et nous démontre qu’en réalité ils n’avaient pas la foi, Il leur avait pourtant donner « le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité » Matthieu 10 :1

La délivrance aurait dû se faire, mais non, rien ne s’est passé. Au fond d’eux la foi n’était pas présente, car il suffisait qu’elle soit comme un grain de sénevé, cette toute petite graine qui devient cet arbre.

Parfois nous faisons comme les disciples, nous agissons plus souvent sous la présomption qu’avec foi. Ils savaient que Christ les avait envoyés, mais n’avaient pas la foi nécessaire pour que s’accomplisse la délivrance. Jésus leur dit plus tard qu’il fallait associer la prière et le jeûne.

Les choses insurmontables, qui paraissent être des montagnes dans nos vies nécessitent que nous ayons la foi pour les faire disparaitre, il suffit de leur parler et elles obéissent. Si elles persistent prenons du temps avec Dieu et associons également le jeûne pour voir Dieu agir.

Dans le passage de Luc, les disciples font une demande à Jésus, qu’il augmente leur foi.

Ils étaient sincères, ils pensaient que leur foi devait grandir.

Jésus leur démontre que ce n’est pas la grandeur de la foi, qui permet les miracles, en comparant à nouveau la foi au grain de sénevé.

 Le sycomore ici est un arbre ayant la forme et le feuillage du mûrier, mais avec un fruit ressemblant à la figue. Ce n’est pas le sycomore Erable que nous trouvons dans nos régions.

Cet arbre ne peut pas être déraciné facilement. Il est quasi indestructible.  Pourtant sur la parole que nous lui adressons il se déracinera et se plantera ailleurs. Aucune intervention humaine si ce n’est le commandement, la parole adressée avec foi. N’oublions pas « que la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend de la parole » Romains 10 : 17 

Nous voyons que la réponse à notre prière ne dépend pas de la grandeur de notre foi.

Si nous pensons que Dieu ne répond pas, peut être que nous plaçons notre foi sur nos propres capacités, notre propre façon de faire au lieu d’être totalement dépendant de lui, comme ce grain de sénevé, qui devient cet arbre qui permet d’abriter les oiseaux et de nourrir les autres.

Si nous n’avons pas de réponse à nos prières, cela ne vient jamais de Dieu. Dieu répond toujours.

Notre foi comme un grain de sénevé est notre dépendance totale en Dieu, non pas en nous-mêmes, nos œuvres mais en Lui seul, c’est avoir une confiance aveugle en Lui sachant qu’il a tout sous son contrôle. C’est Lui qui est aux commandes.