Luc 1 :38 - Actes 2

 

Quel rapport entre ces deux passages ?

Les deux parlent de la puissance de l’Esprit.

  • Celle qui couvrit Miryam (Marie)
  • Celle que reçurent les disciples.

Pourquoi Miryam, car c’était une jeune fille juive, et Marie est la traduction de ce prénom.

Elle avait un avenir tout tracé, fiancée Joseph, elle n’avait pas besoin de se soucier de quoi que ce soit si ce n’’est de se préparer pour son mariage.

Elle avait trouvé grâce aux yeux de Dieu, ce qui nous montre qu’elle avait un cœur pur.

Sa réponse à la venue de l’ange est celle que nous devrions avoir : « je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon Ta parole. »

Le terme servante n’est pas comme nous l’entendons aujourd’hui, quelqu’un qui est employé de maison, mais il signifie esclave.

Un esclave n’a aucun droit, il appartient au maitre, il est sans réputation, il est sous l’autorité absolu de son maitre, il dépend de lui.

Elle savait que tout venait de Dieu, elle n’était que son esclave, pour cette raison elle pouvait dire qu’il me soit fait selon Ta parole. Elle dépendait du maitre.

Elle était humble, elle ne regarda pas à son futur. Elle était prête à payer le prix d’être incomprise, moquée, sa réputation ruinée, sa famille allait peut-être la renier et Joseph son fiancé allait la répudier car les fiançailles signifiaient qu’ils étaient mis à part l’un pour l’autre c’est comme s’ils étaient mariés. Peut-être allait-elle être lapidée car elle avait été avec un homme sans être mariée, qui allait croire qu’elle était enceinte de Dieu. Elle serait marquée comme une femme de mauvaise vie, mise au banc des prostituées.

Elle accepta tout cela.

Ce n’était pas un choix qu’elle faisait en secret car au fil des jours il serait révélé, elle ne pourrait pas cacher son état.

Sa position était claire, Je suis esclave du Seigneur. Il peut faire de moi ce qu’Il veut, je ne m’appartiens pas.

Souvent c’est ce que nous oublions, dès l’instant où nous avons dit oui, nous sommes devenus esclaves de Dieu, nous ne nous appartenons plus. Il nous a racheté par le sang précieux de Son Fils. Parfois nous disons oui qu’il soit fait selon Ta parole, puis nous commençons à compter le prix que cela va nous coûter et nous reprenons notre vie en main, faisant marche arrière.

Miryam était soumise à Dieu et fut couverte par le Saint Esprit, elle put accomplir ainsi le plan de Dieu pour l’humanité.

Sa position ne fut pas confortable pour elle. Non seulement elle allait faire face aux regards extérieurs, mais tout allait changer en elle. Son corps allait se transformer, sa position allait devenir de plus en plus évidente et lourde à porter, jusqu’à la délivrance, la naissance du sauveur.

Un simple oui allait non seulement bouleverser sa vie, mais également celle de l’humanité

Dieu nous donne une vision, un projet pour lequel nous avons dit oui parfois sur le coup de l‘émotion, et cela devient lourd à porter et nous abandonnons, le projet, la vision a été avorté. Cela a des conséquences non seulement sur notre vie, nous sentons un vide, une tristesse mais les conséquences sont plus grandes pour le monde qui nous entoure, l’humanité.

Vous me direz : Dieu lèvera quelqu’un d’autre., Peut être bien mais son plan était au travers de vous, car vous aviez tout pour le mener à bien. Rappelez-vous nous sommes unique ce que je peux amener à quelqu’un personne d’autre ne peut L’apporter.

Allons jusqu’au bout, nous rappelant que nous sommes esclaves et il nous donnera la force de l’amener à maturité.

Romains 8 : 26-27

« De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. »

Reconnaissons notre position en Lui, nous ne nous appartenons plus, nous devons nous humilier devant Lui, notre futur lui appartient et doit être conduit par Lui.

Nous serons incompris, persécutés, notre réputation sera souillée, mais continuons d’avancer, amener à terme le plan de Dieu. Matthieu 5 : 11 ;   Matthieu 10 : 22 ,     Luc 21 : 12 ; Jean 15 :20 ;  Jésus nous a averti de cela.

Malheureusement cela ne viendra pas que du monde, mais de nos proches, du monde religieux, de ceux qui ne voudront pas payer le prix. Nous serons considérés comme des fanatiques, certains diront même que nous agissons sous l’influence satanique, que nous faisons de l’occultisme pour avoir la puissance.

Etes-vous prêt à cela comme le fut Miryam Sa réponse peut-elle être la nôtre ? Miryam était soumise que nous soyons possédé par le Saint Esprit chaque matin.

Actes 2

Les disciples ont également répondu oui, mais certains ne l’ont pas fait. Sur les 500 que Jésus a nourri, seul 120 sont restés. Dans Jean 20 :22, « après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. » Ils avaient reçu le Saint Esprit et pouvaient pardonner les péchés, mais ils n’avaient pas la puissance pour être témoin. Ils étaient dans la crainte, Jésus leur donna la commission « je vous envoi » et resta avec eux 40 jours. Puis il leur dit vous recevrez la puissance, c’est ce qu’ils ont reçu à la pentecôte, la puissance pour faire d’eux des témoins.

Ils étaient dans la chambre haute comme d’ordinaire. C’était devenu une habitude chez eux. Ils auraient pourtant dû être au temple car c’était le jour de Shavou’ot, la pentecôte, mais ils étaient dans la chambre haute, ils attendaient la puissance.

Nous devons nous attendre à la puissance de l’Esprit, c’est Lui qui a accompli les miracles, au travers de l’Eglise primitive.

Ayons ce temps devant Dieu dans l’humilité, faisant mourir notre chair car nous savons que nous sommes esclaves du maitre. C’est ce que nous sommes devenus à la nouvelle naissance.

Les disciples ont marché avec Jésus, puis ils ont reçu l’Esprit et enfin la puissance pour être des témoins, mais là encore c’est pour les autres pas pour eux-mêmes

Posons-nous la question : Pourquoi je veux cette puissance ?

Pour être reconnu, avoir un nom, ou pour que la gloire de Dieu se manifeste. Dieu mettra sa gloire dans des vases vides, prêt à lui ouvrir leur cœur, sachant que sans Lui, ils ne sont rien.

Tant de ministère veulent la puissance, mais c’est en réalité pour se bâtir un empire et à un moment dans leurs vies, ils ne se sont plus soumis à Dieu, ils ne sont plus serviteurs au contraire, ils veulent qu’on les serve. La gloire s’est retirée mais ils continuent dans ce qu’ils savent faire. La shékinah n’est plus là car ‘est devenu un business, un spectacle.

Nous pouvons reconnaitre ces ministères en regardant au fruit, voyons-nous Jésus en eux car c’est plus important que n’importe quel miracle. Seul Jésus demeure

Reconnaissons qui nous sommes, où nous en sommes et répandons nos cœurs devant Lui afin d’être un vase vide qui a besoin d’être rempli de Sa présence, de Sa puissance

Il nous arrivera tout comme pour les disciples d’échouer par peur, à cause de l’incompréhension, la crucifixion de notre réputation.  Ces choses prendront le dessus et nous penserons « mais Seigneur tu m’as envoyé, tu m’as dit de faire cela, et vois ce qui m’arrive, tu m’as abandonné… » Rappelons nous, nous sommes en chemin et tout comme les disciples qui avaient reçu la puissance à la pentecôte, demandons Lui également l’assurance, la hardiesse et reconnaissons que c’est Lui qui étend Sa main, que ce n’est pas nous qui agissons mais lui.

Actes 4 : 29-31 

 « Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles, des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint- Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. » 

Là de nouveau Le Saint Esprit est venu sur eux. Pourtant ils l’avaient reçu lorsque Jésus était avec eux, puis à la pentecôte. Mais leur chair avait pris le dessus, la peur, la crainte…Le baptême du Saint Esprit n’est pas une fin en soi, l’Esprit doit être renouvelé constamment en nous.

Nous devons choisir à chaque instant de quel côté nous voulons aller, suivre les autres, le monde religieux qui avaient interdit aux disciples de parler de Jésus ou bien de suivre Dieu. Notre oui est un choix journalier.

Apprenons à déchirer le voile de notre cœur devant Lui, à nous humilier, reconnaissons que nous sommes esclaves, abandonnons tout ce que nous avons fait ou faisons dans le ministère, dans notre vie de croyant et disons comme Miryam, « Je suis l’esclave du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » et comme les disciples « Donne nous d’annoncer ta parole avec une pleine assurance en étendant Ta main. »